textes libres et expression Michèle GERBAUD
Les copains d'avant : riche idée je m'étais inscrite il y a fort longtemps, ils ont tout remanié et maintenant par hazard je retombe sur le site et retrouve mes copains, déjà 2 contacts en une seule soirée, Bravo
Le temps a passé depuis, les gamins ont réussi le permis de conduire pour le code, l'année prochaine ils attaqueront les choses serrieuses, s'ils ont peur avec moi, quelle sera ma réaction quand ils seront au volant.......
L'été est très chaud, on s'habitue mal au départ de papa, mais maman apprends à vivre dans sa solitude. Ses amis se manifestent ils ne l'ont jamais laisssée dans son malheur, et avec Mireille nous la soutenons du mieux que nous pouvons, nous tenons tant à elle. C'est une femme admirable d'organisation, d'intelligence, et d'esprit. Elle donne beaucoup autour d'elle, et sa très grande finesse lui permet de voir l'avenir avec objectgivité. Nous la conserverons tant qu'elle conservera cette vivifiante fraîcheur. Douce maman.
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La répartition des vacances s'est bien faite, il n'y a que le mois d'août qui m'ennuie
quand les garçons iront faire de la maçonnerie à villeneuve avec leur père, de quoi il va les nourrir, où ils dormiront ? La maison est vide et pleine de poussière. Et à cette époque de l'année j'ai horreur de la solitude. Il y a bien le chat , intelligent mais il ne remùplace pas mes garçons.
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C'est le temps des cerises, le gai rossignol, le merle moqueur font la fête, les pies jaccassent dans les arbres, et moi reprends possession du bureau pour écrire mes pensées. Que dire depuis le grand manteau blanc
mon père est parti, pour où ? Je sais qu'il est parti avec beaucoup de souvenirs et d'expériences en tout genre, avec une vie bien remplie, il a sû faire autour de lui quantité de connaissances et de rencontres fructueuses, il est parti laissant maman dans sa solitude, il ne mangera plus de cerises au printemps, il n'ouvrira plus les huitres, ni les oursins, il ne se promènera plus à calapinetta, il a créé beaucoup de bonheur autour de lui et il a su se faire apprécier.
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Il neige, le manteau blanc depuis ce matin recouvre la garigue; ce n'est pas habituel. Le chat n'est pas habitué à ce genre de manifestation, et il ne me quitte pas d'une semelle. C'est une atmosphère de fête feutrée qui se dégage de ce phénomène atmosphérique et féerique. L'olivier plie sous le poids de la neige, les sapins et les pins ont pris des allures de végétations alpines. Les enfants privés de car pour se rendre au lycée s'adonnent à des sports hivernaux, et profitent au maximum de cette neige si rare dans nos régions. Et Domi dans sa péniche, comment occupe t elle son temps ?
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Après un automne merveilleux où nous avons profité pleinenemt de la campagne rousse, vert pâle et argenté, nous voilà passé à une autre étape... Un bon air venait nous réjouir aux heures chaudes de la journée et cela n'a duré qu'un temps...Subitement le changement s'est opéré après trois jours de pluie et un furrieux mistral qui souffla pendant de nombreuses journées et nuits. Les arbres déshabillés ont pris un air frileux et dans les vignes les tiges sont apparues dénudées. Cela s'est passé très vite. Maintenant Décembre, puis Janvier des journées froides, d'autres moins, mais c'est l'hiver et il va falloir le passer. Bon courage les petits oiseaux.
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Je me souviens petite fille, sur mon petit vélo, d'avoir pédalé derrière mon grand-père. C'était un grand jour. Nous montions à la coline passer la journée. Lui avait sur son porte bagage une cagette avec quelques petits outils et le casse croûte de midi dans un grand tissu à carreaux qui nous servirait de nappe. La route était raide pour sortir de Salon, puis le chemin se stabilisait entre les pins jusqu'au lieu dit la croix blanche. Il déposait son velo et poussait le portail. C'était la campagne, des rangées de vignes en espaliers et quelques cerisiers qui longeaient le bord du canal, puis un minuscule cabanon qui abritait les gros outils, deux grands pins et un tronc couché qui nous servait de table pour déjeuner à califourchon. Après avoir gambadé dans les vignes nous nous installions. Au repas jambon, saucisson, fromage et pain frais arrosé d'reau de source pour moi et d'un chicoulon de vin rouge pour mon grand père. C'était un grand moment seule avec lui en pleine nature, j'avais l'impresseion d'être quelqu'un. Je me sentais grande. Quand il travaillait je me promenais d'une rangée à l'autre livrée à moi même et à mon imagination. Parfois nous traversions le chemin, descendions de quelques m et allions dire bonjour à son copain 'lespagnol', papi était très familier et très gentil mais il relevais la nationalité des gens de son entourage, ce n'était pas par malveillence. Ce monsieur avait un âne, et pour moi cette visite était de la plus haute importance, car je n' en cotoyait pas dans ma vie de tous les jours. Je le caressais, j'approchais ma main de son museau d'où se dégageait une haleine tiède et humide, et je lui donnais du pain. J'étais impressionnée pas sa carrure. Je le quittais à regret et nour remontions dans notre petit paradis. Le travail effectué, papi décidait du retour à la ville. Le voyage était moins pénible mais moins joyeux qu'à l'aller. La promenade à la croix blanche se terminait.
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Le 40 figure a fait place à deux autres 40 figures, et mon trio a été exposé à Laudun. On m'en a fait des éloges. Je suis contente de pouvoir travailler sur des surfaces aussi grandes bien que pas excessives. Et mon gros pinceau me rend bien des services, et j'oublie les petits détails, cela donne plus d'empleur à ma peinture.
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Je l'ai enfin fait mon 40 figure, cela fait grand mais finalement c'est tout à fait faisable. En prime nous avons fait la connaisssance d'un cycliste pas déguisé qui avait un humour à en perdre le souffle. Il m'arrive souvent de rencontrer en paignant des personnages hauts en couleur. Dominique sera heureuse de le compter des nôtres dans son association du fleuve et de l'olivier, c'est une perle rare qui parle simplement tout en s' exprimant avec un maximum d'humour dans ses histoires, un pince sans rire.
Bravo Thierry et à bientôt nous l'espérons.
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Il existe des situations cocasses, vous installez votre chevalet au bord d'un chemin,la boîte de couleur à ses pieds, une belle toile blanche en face d'un sujet du moment superbement exposé au soleil de l'automne, une plaine large et colorée, la silouhette d'une chapelle au loin, un rideau de cyprès, la colline à l'horizon bleutée, et zut j'ai oublié ma palette. Je laisse tout en plan rentre à la maison reviens un quart d'heure après et misère, mon matériel a disparu.
Le soir même un coup de fil, et j'apprends parce que il y avait mon nom que le voleur n'est autre
que quelqu'un de bonne volonté, et qui avait cru à un accident ou je ne sais quoi, et en un quart d'heure il a tout ramassé; adieu mon beau tableau les couleurs étaient si belles, dois je attendre l'année prochaine pour le réaliser ? La végétation change vite en ce moment...
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Il est un bonheur dont on ne parle pas, la plénitude en face d'un paysage, le plaisir à l'écoute d'un conteur, où d'un morceau de musique ancien, à la découverte de nouvelles richesses culturelles. C'est aussi le retour d'un vieil ami, un bouquin, une vieille poupée, tant de souvenirs à se remémorer.
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L"échange
C"est aussi la rencontre, le plaisir de parler, de se dire de nouvelles choses, de s'enrichir mutuellement dans un langage nouveau ou oublié, au travers du temps qui passe. L"échange c'est un nouveau visage, une page qui tourne, un renouvellement spontané de toutes les idées qui nous trottent dans la tête depuis longtemps et qui soudain sont confondues face à une autre forme de pensée.
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Il n'est homme libre qui se sente
attaché. Il n'est homme aimé qui se sente mal aimé. Vivre libre, vivre aimé est ce un miracle de la vie ?
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Les enfants sont partis au lycée, un grand silence envahit la maison. Le vide s'installe et l'inspiration disparait. La solitude m'ennuie, et ô miracle ils seront enfin là dans quelques heures animer de nouveau de leurs cris joyeux de leurs engueulades coquines les murs de la maison.
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Automne, les feuilles rougissent
sur les cerisiers, l'air tiède vient nous caresser les joues. Nous profitons d'un temps radieux actuellement et c'est un plaisir ce changement de saison en douceur. Je ne compte plus le nombre d'automne rencontrés dans ma vie cela me donne le vertige. Mais il faut regarder devant, on ne peut pas faire marche arrière, et que le temps passe vite, les garçons ont déjà quinze ans.....
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Dans le silence de la maison, je tente de m'endormir mais tous les bons moments de cette journée me tiennent éveillée. Mon esprit se promène étape après étape, refusant le repos. Alors je me penche sur mon sac, sors un stylo et du papier et j'écris.
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Vincent
douce musique de ton nom
charme discret de ses sonorités
danse au clair de lune,
rêves les yeux ouverts
promène sur la dune
ton regard doux et clair
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Pierre
bijou, caillou
roc à tes heures
Pierre de lune
tu t'envolles dans tes rêves
mais avec ton à propos
la justesse de tes gestes
ton courage franc et dynamique
nul doute sur ton prénom
tu le portes avec noblesse
........heureuse nature
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A grandes enjambées, les garçons sortent de la maison et traversent le jardin, le sac sur le dos. Arrivés au portail ils s'arrêtent brutalement
regardent à gauche d'où arrive le car et prennent alors un pas tranquille pour descendre la rue. Le car n'est pas encore là ? C'est ainsi tous les jours...
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Soudain, une porte s'ouvre. Elle grince, c'est le grand chef qui rentre. Je n'ai pas entendu la voiture arriver dans le jardin. Les jours se suivent et se ressemblent.
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